Trouver la résilience face au diabète : le parcours de Temi

Voyageuse passionnée, médecin esthétique et ambassadrice Omnipod®, Temi Olonisakin pense à son diagnostic et transmet un message important sur le bien-être personnel et les leçons qu’elle a tirées de sa vie avec le diabète... Lisez la suite pour en savoir plus...

* Temi a été payée pour créer ce contenu

 

Trouver la résilience par l’auto-éducation et la défense

On m’a diagnostiqué un diabète de type 1 le 27 avril 2012.

Ça me déconcerte, parfois, comme ce jour semble proche et loin à la fois. Ce jour-là, tout a changé, et je suis repartie le cœur lourd. Et couverte de honte.

J’ai commencé à me poser des questions :

  • Ai-je en quelque sorte mérité ce diagnostic ?
  • Que penseront les gens de moi ?
  • Quelqu’un me comprendra-t-il et qu’est-ce que cela signifie ?

Pendant des années, ces pensées m’ont constamment accompagnée. Je n’ai parlé à personne de mon nouveau diagnostic, à l’exception de ma famille. Pas même à mes amis les plus proches. Je pensais qu’ils ne pouvaient pas me juger s’ils ne le savaient pas. Et bien qu’ils ne m’aient jamais jugée auparavant, je n’étais pas prête à le leur révéler en raison de la stigmatisation entourant le diabète.

J’ai été diagnostiquée un vendredi et je suis retournée à l’école le lundi. J’avais des objectifs et je voulais les atteindre, alors je suis immédiatement retournée à l’école. Depuis toute petite, je voulais être médecin. Le diabète n’allait pas m’en empêcher.

Je me souviens avoir eu ma première hypoglycémie pendant un examen de chimie. Au départ, je pensais que c’était de l’anxiété ou de la nervosité. Je m’étais beaucoup mis la pression parce que je voulais bien faire. À la fin de l’examen, j’ai vérifié ma glycémie; j’étais à 58 mg/dL (3,2 mmol/L).

Heureusement, j’allais mieux, et j’ai fini par réussir l’examen.

 

Révéler son diabète et changer

Un an après le diagnostic, j’ai commencé à aller à l’université.

Après avoir lu plusieurs blogs sur le fait de vivre seul en toute sécurité avec le diabète, j’ai finalement décidé de partager mon diagnostic avec quelques amis que je m’étais faits. Cela m’a inspirée et encouragée à le révéler à mes meilleurs amis d’enfance, qui étaient choqués et désemparés de savoir que j’avais ressenti le besoin de cacher quelque chose d’aussi important.

Quel IMMENSE soulagement pour moi !

Au cours des années suivantes, j’ai grandi et étais plus à l’aise pour informer les gens que je souffrais de diabète de type 1. Mais ensuite, j’ai fait face à un autre choix difficile. On m’a présenté la possibilité d’utiliser une pompe à insuline pour aider à gérer mon diabète. 

Je l’ai refusée.

 

Cacher sa honte

Souffrir de diabète présente l’« avantage » d’être invisible.

Et une pompe à insuline changerait cela. Avec une pompe, ma famille et mes amis ne seraient plus les seuls à savoir que je suis diabétique ; tout le monde le saurait. Même des inconnus dans la rue ! 

Cette honte que j’avais ressentie à l’adolescence, quand je venais de recevoir le diagnostic, était encore très présente.

Avec le recul, je comprends maintenant qu’une grande partie de ma honte venait d’un manque d’éducation ; la mienne et celle de ceux qui m’entourent. Pendant mes études en médecine, j’ai entendu toutes les blagues et idées fausses sur le diabète, notamment « manger trop de sucre vous donne du diabète ! » de mes camarades. Qui, franchement, auraient dû s’y connaître mieux.

J’ai tout intériorisé et gardé beaucoup de sentiments pour moi. 

Sans un système de soutien renforcé ou un lien communautaire avec le diabète, je n’avais aucun moyen de libérer pleinement ces sentiments.

Mais les choses ont beaucoup évolué et j’ai appris à me défendre et à autonomiser les autres personnes souffrant de diabète de type 1.

 

Trouver la force

En tant que Nigériane, il est tabou de parler de ses problèmes de santé. C’est quelque chose que l’on doit garder pour soi. Il ne faut pas en parler.

Et l’on ne doit certainement pas en parler sur la toile.

J’aurais aimé en parler à quelqu’un, qu’il me raisonne et qu’il me dise que ça irait. Mais, à la place, on dirait qu’on finit toujours pas voir le même type de personne atteinte de diabète. Donc, j’ai donc pensé à commencer à partager quelques articles en ligne.

Et les gens ont commencé à m’envoyer des messages, me disant des choses comme « Je n’ai jamais vu une femme noire parler du diabète en ligne auparavant ! » Ça me faisait tellement de bien. 

Le diabète n’est pas quelque chose de honteux. 

Vivre avec le diabète m’a appris la vulnérabilité. Cela m’a montré que j’avais de la force, et que l’ouverture d’esprit était une libération. Si partager mon parcours peut aider ne serait-ce qu’une seule personne à se sentir moins seule ou mieux comprise, alors chaque conversation et chaque article destiné à sensibiliser et à éduquer en vaut la peine. 

Je veux que les gens sachent, qu’ils vivent ou non avec le diabète, que nos expériences avec le type 1 sont complexes et profondes. Et que toutes nos voix comptent.

Je continuerai à partager, à défendre, et à espérer que les autres, comme l’adolescente que j’étais, sachent qu’ils ne sont jamais seuls dans ce parcours.

Le présent article de blog ne remplace pas les conseils et/ou services médicaux d’un professionnel de santé. Le présent article de blog ne doit en aucune manière servir de base pour vos soins de santé personnels, traitements et décisions y afférant.